Summertime

Traversée-Embarcadère-Rires-Soleil couchant-Rencontres-Feu de bois-Ivresse-Angoisses-Bonheur-Baisers volés-Hautes Herbes-Peur-Secrets-Potins-Dingue-Salope32-Discussion sous les douches-Café-Plage-Au revoir-Embarcadère-Traversée.
Explosions d'euphorie, vous saisissant, vous plaquant ne laissant pas de place à la mélancolie, seulement à un peu de nostalgie quand vient le moment du départ. Encore du sable dans les poches, la voix cassée, mais toujours heureux, rêveur. Ces deux jours avaient eu l'effet d'un raz-de-marrée dans notre vie de lycéens. Cassant les barrières de la timidité, emportant la retenue et inondant de souvenirs nos petits cerveaux malmenés. Comme ivre de bonheur je n'attendais qu'une seule chose, les revoir, danser à nouveau comme un pantin, hurler comme un fou, chanter à tue-tête, ne pas me poser de questions sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire, agir comme bon me semble, prendre du plaisir. C'était ça la vie rêvée, elle avait un parfum d'évasions et de liberté, elle passait à cent à l'heure et nous laissait sur les rotules, un sourire hagard aux lèvres, les yeux brillants avec pour seule envie celle de repartir...
Summertime

# Enviado el sábado 20 de junio de 2009 07:02

10 a.m

10 a.m
Il n'était que dix heures du matin mais déjà la chaleur étouffante du mois d'août se faisait sentir. J'avais tourné et tourné dans mes draps moites toute la nuit, incapable de trouver le sommeil. J'avais décidé de m'installer sur la terrasse, avec un café noir, et de regarder le soleil se lever un peu plus, de sentir ses rayons bienveillants caresser ma peau. De temps en temps, je remuais le café avec ma petite cuillère, j'aimais bien le bruit du métal contre la porcelaine.

Silencieusement elle m'avait rejoint, elle portait une de mes chemise, sans rien d'autre... Le blanc du coton tranchait avec le brun de sa peau et m'éblouissait. Elle avait d'abord allumé une cigarette, puis attaché ses cheveux, offrant sa nuque délicate au soleil. Elle prit ma tasse, y trempa ses lèvres en plantant son regard dans le mien -légers frissons- Elle ne dit pas un mot, respectant le silence que j'avais tant désiré. C'est ce que j'aimais chez cette fille, nous étions les mêmes, un café noir, une cigarette et une chemise blanche nous suffisaient. Qu'importe les mots, toutes ces fioritures inutiles qui ne faisait que camoufler l'instant. Elle ralluma une cigarette, ajoutant à mon concerto pour tasse de café et petite cuillère, une touche enivrante de tabac crépitant. Je souris, la journée promettait d'être belle.


Euphorie-adolescente
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# Enviado el martes 12 de mayo de 2009 13:17

The Bridge is Broken

Je pensais te faire un semblant de quelque chose, un pincement, un picotement, quelque chose de désagréable, mais mon indifférence n'a pas suffi. Tu as retourné mon arme contre moi et ce n'est pas un pincement que j'ai ressenti mais plutôt une gifle. Pas n'importe quelle gifle, celle qui vous laisse sans voix, légèrement sonné, franchement nauséeux. J'en viens même à regretter d'avoir croisé ton chemin, d'avoir ri avec toi, de m'être amusé. Tout ça n'aurait pas posé de problèmes si je n'avais pas cru l'espace d'un instant que toute cette mascarade, toute cette grande illusion aurait pu être une belle histoire. Car tu ne laisse plus de place au doute... encore une fois je me suis fais mon petit cinéma, j'ai fais parler les acteurs, mis en scène dans un lobe atrophié de mon cerveau une histoire d'amour.
Alors aujourd'hui, à tous ceux qui m'avaient prévenu, à tous ceux qui m'empêchaient de rêver, je dis: Vous aviez raison. J'ai perdu, en emportant dans ma chute une part de ta dignité, et c'est avec étonnement que j'en viens à être désolé, oui désolé d'avoir une trop grande gueule, de ne pas avoir de secrets, d'être trop transparent. Même si je te hais, même si te voir m'est insupportable, me rend malade. Même si parfois ton souvenir me mets les larmes aux yeux, me laisse un goût amer et m'empêche de me lever. Je suis désolé....
Mais je n'en suis pas moins blessé dans mon orgueil, la défaite et la désillusion ne me sont toujours pas familières. Même si elles tentent de le devenir.
Mais je ne veux pas être malheureux, je ne veux plus être malheureux. La solution serait peut être de ne plus tomber amoureux, sans raison, dans un délai éclair, tout ça pour des beaux yeux... J'ai envie qu'on m'aime, qu'on me désire, qu'on me suive dans la rue. J'ai ce complexe pathétique, quasi-narcissique, honteux, je veux qu'on m'aime. J'ai besoin d'un quelqu'un et si quelque part tu es ce quelqu'un, prend garde à toi. Je ne me laisserai plus prendre au jeu enfantin d'un amour en carton, rapide et sans fondements. Je veux qu'on me fasse la cour, je serai froid, exigeant. Puis si le jeu en vaut la chandelle, je serai tiens.


Je veux juste l'oublier... Mais ne t'en fais pas je vais bien.



The Bridge is Broken

# Enviado el martes 07 de abril de 2009 08:42

Modificado el martes 07 de abril de 2009 18:07

Encore et encore

J'étais à la dérive, complètement sans repères, oui j'étais paumé. J'étais tombé une seconde fois dans le vide, sans rien pour me raccrocher, la chute avait était courte et brutale, même si depuis peu je me tenais trop près du gouffre. J'étais sonné, amer, comme si j'avais perdu une bataille. Car oui je m'étais battu, dans l'espoir naïf d'arriver à mes fins, malgré les avertissements. C'est tout moi aussi, je n'en fais qu'à ma tête, je n'écoute personne et ne peux m'en prendre qu'à moi même...

Mon problème c'était mon utopique désir d'avoir une chose impossible, qui n'est d'ailleurs la propriété de personne, libre, ou bien prisonnier de son état de vagabond.
Je vagabonde moi aussi à ma manière, je me perds surtout. Je crois que l'adolescent que je suis est avide de sentiments, même d'illusions. L'amour placebo.

Finalement je crois que je suis sûr le bon chemin, les courants doivent être cléments avec ma futile embarcation. Je sens que je me rapproche lentement, très lentement du rivage. Même si pour longtemps quelque chose me manquera de l'autre côté. Un goût en moins, une saveur sauvage, agréable, euphorisante, grisante... L'illusion.
Encore et encore

# Enviado el domingo 22 de marzo de 2009 08:09

Précoces divagations estivales

Dans ce froid hivernal, cette pluie, ce vent mordant et ces manteaux de laine, j'avais besoin d'été. Une bouffée de chaleur, une pincée de légèreté et du sable entre les orteils. C'est de tout ça dont j'avais besoin. Vivre sans lendemain, sans me poser de questions, me coucher tard, ou ne pas me coucher. Rencontrer des gens, les aimer. Faire la fête, bronzer, sauter à l'eau, puis me rouler dans le sable.
Mais je n'avais que la pluie et l'ennui pour me tenir compagnie.

Peut être que l'Être Humain ne peut pas se satisfaire de ce qu'il a... Cela expliquerai pourquoi un 31 janvier j'avais envie d'été. Ou alors tout simplement parce que tout le monde aime l'été, rien de bien compliqué. Je me console en me disant que cette saison doit se faire désirer plus qu'aucunes autres. Après l'hiver froid et les maladies, la fadeur du printemps avec ses couleurs pastels, arrivait l'été.
Tout compte fait c'est un concept, mondial, économique, politique et psychologique. On ne dirait pas comme ça mais cette bouffé de chaleur, cette pincée de légèreté et ce sable sous les pieds, ça vous fait tourner un monde...
 Précoces divagations estivales

# Enviado el sábado 31 de enero de 2009 17:35