Explosions d'euphorie, vous saisissant, vous plaquant ne laissant pas de place à la mélancolie, seulement à un peu de nostalgie quand vient le moment du départ. Encore du sable dans les poches, la voix cassée, mais toujours heureux, rêveur. Ces deux jours avaient eu l'effet d'un raz-de-marrée dans notre vie de lycéens. Cassant les barrières de la timidité, emportant la retenue et inondant de souvenirs nos petits cerveaux malmenés. Comme ivre de bonheur je n'attendais qu'une seule chose, les revoir, danser à nouveau comme un pantin, hurler comme un fou, chanter à tue-tête, ne pas me poser de questions sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire, agir comme bon me semble, prendre du plaisir. C'était ça la vie rêvée, elle avait un parfum d'évasions et de liberté, elle passait à cent à l'heure et nous laissait sur les rotules, un sourire hagard aux lèvres, les yeux brillants avec pour seule envie celle de repartir...



